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Diplodocus 02 février 2025

  • 27 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Éditorial Diplodocus : Gestion de l’eau potable


L’eau doit être, sans aucun doute, la ressource naturelle qui engendre le plus d’émotions mitigées chez l’être humain. Certains en ont peur, comme les résidents des zones inondables qui ont une crainte immense de voir leurs maisons inonder lors du printemps ou de la saison humide. D’autres perçoivent l’eau comme une bénédiction parce qu’il s’agit d’une ressource rare qui doit être récoltée tous les jours après des heures et des heures de marches interminables. D’autre part, il y en a certains qui ont même le loisir de déféquer dans l’eau potable! Commencez-vous à voir l’antithèse régissant notre monde? Si ce n’est toujours pas le cas, laissez-nous vous éclairer. Imaginez des êtres humains qui meurent de déshydratation tandis que certains ont la chance unique, que dire extraordinaire, d’arroser leur stationnement l’été. Cela peut sembler tellement absurde et pourtant, c’est ce qui rend la réalité tout aussi absurde, voire tragique.


Nous aimons penser que l’être humain est l’animal le plus intelligent de la planète, mais notre gestion de l’eau potable nous démontre le contraire. Comme mentionné plus tôt, certains pays comme le Canada et les États-Unis ont le luxe d’avoir gagné la loterie territoriale et d’avoir une importante ressource d’eau potable. Pour être plus précis, un citoyen américain consomme en moyenne 295 litres d’eau douce par jour alors qu’un citoyen sénégalais et indien en consomme en moyenne 25 litres chacun. Il n’est ni surprenant ni choquant de constater que les pays les plus développés sont, encore une fois, les champions de la surconsommation (un autre exploit à ajouter à leur palmarès). 


À l’opposé, les régions les plus défavorisées ont démontré une grande capacité d’adaptabilité face à un potentiel manque d’eau. Nous tenons donc à profiter de notre tribune pour féliciter African Water Facility pour leur travail acharné dans le domaine de la gestion de l’eau en Afrique. Leur effort et leur ingéniosité sont passés sous silence en occident parce que ces derniers ont pris la ressource épuisable pour acquis. Alors, lorsque le retour du balancier se produira, les médias en parleront comme une tragédie, voire une catastrophe humanitaire, alors qu’il s’agit du quotidien pour certains. Nous pouvons déjà imaginer la suite des événements avec un appel à la solidarité international pour des pays qui, au sommet de leur gloire, n’auront pas levé le petit doigt pour soutenir les pays assoiffés qui crient à l’aide depuis des années. On pourrait même affirmer que le retour du balancier se produit actuellement. Le meilleur exemple est celui de la Californie, l’État américain qui brille de mille feux va devoir faire face à d'importantes périodes de sécheresse dans les prochaines années. C’est un drôle de souhait, mais peut-être que les pays développés devraient connaître une précarité en eau potable pour réaliser qu’il s’agit d’un enjeu crucial sur le long terme parce que c’est visiblement lorsqu’on est privé d’un bien qu’on réalise qu’il est précieux.


Attention, il ne faut pas s’y méprendre, nous ne souhaitons à personne de vivre une précarité en eau potable, mais il est tellement frustrant de constater que certains États ont une vision tellement restreinte, tellement égoïste, tellement capitaliste, qui est difficile de croire que des humains dotés d’émotions, prennent des décisions comme celle de déverser des excréments dans des cours d’eau (une petite pensée au fleuve Saint-Laurent, à la Seine, au Nil, à la Tamise, et bien plus). Nous savons bien qu'il y a des tonnes de raisons économiques, environnementales et politique pour éviter la question de l'eau potable chez les plus riches, mais ouvrons grand nos yeux: cette situation est plus qu'absurde! 26% de la population mondiale ne peut même pas répondre à ce besoin primaire qu'est de s'hydrater alors que nous déféquons allègrement dans notre eau potable sans compter les gallons consommés.C'est comme imaginer un monde où il y aurait de la famine et un problème d’obésité. Cela serait tellement absurde.


Pas vrai?


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